
The Killing est une série qui nous vient du nord, plus précisément du Danemark, ce qui est assez rare pour être souligné.
Lundi 03 novembre, dans les cartons, vidant son bureau, croisant son remplaçant Jan Meyer, la commissaire adjointe Sarah Lund est sur le point de déménager en Suède où un nouveau poste l’attend. Avant de partir, elle doit se rendre sur les lieux d’une enquête, une jeune fille de 19 ans Nana Brik Larsen a disparu. Dans ce terrain vague, elle est immédiatement happée par l’histoire qui se profile, dans sa tête une multitude de connections se fait et elle finit par découvrir le corps de la jeune fille dans le coffre d’une voiture au fond du canal.
Dans une ambiance glacée, Sarah Lund et Jan Meyer sont chargés de l’enquête qui les mène vers plusieurs directions. Ils vont frapper aux portes d’un politicien en pleine campagne électorale, Troels Hartmann, charismatique et survolté. Ils questionnent sans relâche des parents terrassés, dignes qui perdent peu à peu confiance en eux au fil des jours tant l’enquête piétine. Personne n’est épargné, tout le monde est suspecté : étudiants, professeurs, amis, politiciens…
Samedi 22 novembre, au bout de 20 épisodes, l’acharnement de Sarah Lund et la détermination de Jan Meyer ont raison de l’enquête et ils finissent par trouver l’assassin de Nana Brik Larsen. Plusieurs y laisseront des plumes, des larmes et du sang.
Gros succès dans son pays d’origine, The killing (Forbrydelssen en danois) est une très bonne série à voir sans l’ombre d’une hésitation et en version originale bien sûr.
(Référence VK0144,VK0145,VK0146,VK0147)
La saison 2 vient d’arriver! L’armée au coeur de l’enquête. Une avocate, des soldats ayant fait partie d’une mission en Afghanistan sont assassinés un à un. Vengeance d’un sombre groupuscule intégriste, machination gouvernementale…?Mêmes ingrédients, même qualité!
(Référence VK0151, VK0152)
Josh est un jeune adolescent d’à peine 18 ans qui vient de perdre sa mère, morte d’une overdose. Il se retrouve seul et téléphone à sa grand-mère qu’il n’a pas vu depuis des années. Cette dernière Janine « smurf » s’avère être une personne aimante, douce, toujours de bonne humeur qui l’accueil chez elle à bras ouverts. Il y rencontre ses 4 oncles dont le passe-temps favori est le braquage et autres activités à but lucratif.
Il éprouve un réel plaisir à partager un repas au restaurant avec sa famille (qui n’est pas sans rappeler une scène dans « Heat »), il rend des services quand on le lui demande, pose de rares questions mais ne s’investit pas franchement dans les affaires de ses oncles et préfère passer du temps avec sa petite amie.
Suite à une série d’évènements incontrôlables, il se retrouvera dans une situation insensée où il devra choisir son clan. En qui peut-il avoir confiance? Sa grand-mère possessive? Son oncle psychopathe? L’inspecteur Leckie?
Ce premier long métrage du réalisateur australien David Michôd est une pure réussite. Les acteurs, pour la plupart inconnus sont excellents! Au fur et à mesure du film, la tension ne diminue jamais. Le choix du compositeur Antony Partos est étonnant, les morceaux sont le plus souvent instrumentaux et apaisants. Un très bon film psychologique où la famille n’est pas synonyme de chaleur ou de bien-être. C’est davantage une tribu où chacun est sur le qui vive, prêt à mordre, à sortir les griffes, prêt à se battre pour survivre.
Nombreux prix dont Oscar de la Meilleure actrice dans un second rôle pour Jacki Weaver (Janine « smurf » Cody).
(Référence VA0860)

Maja Ratkje
Présentation du dépôt consacré aux expressions musicales et cinématographiques norvégiennes.
Après une approche du mouvement black metal norvégien, nous souhaitons aborder la diversité de ce pays.
Cette mise en évidence consacrée à la Norvège vous propose un état des lieux des expressions musicales et audio-visuelles d’un pays. Inutile de préciser qu’il ne s’agit pas de tendre à l’exhaustivité ! La Médiathèque, depuis longtemps, prospecte, s’informe, et essaie de dégager de tous ses achats les musiques, les films qui proposent des formes d’expression audacieuses. Expressions en recherche, d’avant-garde… Peu importe la terminologie utilisée.
Nous essayons de coller à une certaine actualité avec la volonté d’inclure les artistes qui nous semblent avoir marqué les champs artistiques d’une empreinte singulière. Pour ce focus Norvège, nous nous faisons l’écho d’une manifestation consacrée aux artistes (plasticiens, musiciens,…) norvégiens intitulée Norway Now. Cela se déroule à Bruxelles jusqu’au 25 mai prochain, principalement au Bozar, mais des événements parallèles ont lieu également à l’Ancienne Belgique.
Dans cette mise en évidence, vous retrouverez les incontournables, les médiatiques. Qu’il s’agisse du domaine de la pop (Röyksopp, Kings of convenience,…) du jazz (Jan Garbarek, Niels Peter Molvaer,…) de la musique classique (Edvard Grieg) ou traditionnelle (Mari Boine). Mais au-delà de ces noms, ceux qui, malgré une reconnaissance au sein de leur champs musical, ne reçoivent pas l’attention, l’accompagnement critique nécessaire, et ne touchent que des publics « niches ». Nous vous proposons ainsi un parcours bis.
En ce qui concerne plus spécifiquement le jazz norvégien, nous pourrions conclure après l’écoute de ses nombreux représentants présents sur le label ECM (Garbarek, Rypdal, Molvaer,…) que, le jazz norvégien possède comme caractéristiques : froideur épurée, formes élaborées esthétiquement et très composées, introspection, relaxation, évanescence. Une approche musicale qui serait en quelque sorte un prolongement de l’esthétique des paysages nordiques. Cliché ! En effet, parmi la scène jazz norvégienne, on peut aussi trouver du nerf, de la tension, de la révolte, un choix pour l’inconfortable, l’essai, l’improvisation…
Afin d’évoquer cet te autre approche du jazz, d’avantage en filiation avec le free jazz européen et américain, nous avons choisi de vous présenter un des batteurs ayant marqué les dernières années : Paal Nilssen-Love. Nous comptons à la Médiathèque déjà une centaine d’enregistrements auxquels il a participé. Nous le retrouvons autant parmi des formations free européennes, qu’avec de musiciens américains. Au sein de grandes formations (le 10tet de Peter Brötzmann) comme en duo ou en exercice solo . Notons parmi les nombreuses rencontres : Ken Vandermark, Peter Brötzmann, Evan Parker, Mats Gustafsson, Joe McPhee, Sonic Youth, The Ex, …
Autre musicien norvégien d’improvisation : le contrebassiste Ingebrigt Haker-Flaten qui a d’ailleurs souvent été complice de Nilssen-Love.
Deux labels norvégiens à la production abondante et variée sont mis à l’honneur : Smalltown (Supersound et Superjazz) et Rune Grammofon.
Au rayon des musiques en recherche : Maja Solveig Kjelstrup Ratkje a rapidement fasciné ou déstabilisé par son travail principalement axé sur la voix. Elle tient une place particulière, assise entre compositions d’œuvres orchestrales, musique bruitiste (notamment avec son compatriote Lasse Marhaug présent dans notre dépôt), musique électronique, électro-acoustique, improvisation (elle a déjà joué en concert avec la contrebassiste Joëlle Léandre)….
Côté cinéma, quelques rares productions éditées en DVD («Factotum » , « Norway of life », « Nord », et le film d’animation « Grand prix ») viendront compléter ce parcours norvégien.
Infos:
Ce rassemblement de médias « made in Norway » sera accessible à Charleroi jusqu’au 5 mai.
Samedi 9 avril : conférence sur le black metal norvégien proposée par notre collègue Jean De Lacoste dans nos locaux. Elle sera suivie par la projection du documentaire « Pure Fucking Mayhem » (bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=7J0AgElrTiY )
Liens :
Programme de Norway Now
http://www.norvege.be/News_and_events/Norway-Now/
Maja Ratkje
http://www.myspace.com/majaratkje
http://www.ratkje.com/
Paal Nilsse-Love
http://www.paalnilssen-love.com/
Ingebrigt Haker-Flaten
http://www.ingebrigtflaten.com/
Labels
http://www.runegrammofon.com/
http://www.smalltownsupersound.com/
Le souffleur de rêves
C’est par ses nouvelles teintées d’humour noir destinées aux adultes que Roald Dahl s’est d’abord fait connaître; mais son succès, il le doit à ses enfants. C’est en leur racontant des histoires le soir pour les aider à s’endormir (mais aussi parce que ça devait sûrement beaucoup l’amuser) qu’il créa « James et la Grosse pêche ». Depuis la première parution en 1961, le succès de Roald Dahl ne s’est jamais démenti. More »
By: Magda
Category: Actu, Cinéma, Enfants, musique, Non classé
Tags: enfant, matilda, norvege, quentin blake, roal dahl, sacrées sorcières, west anderson, willy wonka
Le cinéma Le Parc inaugure le lundi 6 septembre son cycle de cinéma classique. Il s’agira pour cette première séance de Lola Montes de Max Ophüls, en copie restaurée.
En décembre dernier, la sortie en dvd du film (suivant une sortie en salles), plus de cinquante ans après sa réalisation, faisait figure d’événement. Le magazine de la Médiathèque, La Sélec, y avait consacré un article : « Cinquante ans après son tournage, pour des spectateurs du début du vingt et unième siècle, ce roman à l’eau de rose tiré vers le film d’avant-garde bouleverse à la fois par son audace formelle (fluidité, transparence et chromatisme) et par la clairvoyance quasi prophétique de son sujet. »
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GRAND PRIX (VG 0126), un dvd captivant pour une journée de vacances où le soleil n’est pas au rendez-vous!
Réalisateur : Ivo Caprino.
Genre : film d’animation élu par le public meilleur film norvégien de tous les temps,aurait inspiré wallace et Gromit et certaines séquences de star wars!
Année : 1972
Public : 4/5 ans (peut-être plus spécifiquement les petits garçons?)
Personnages :
Théodore jante en alu : génial inventeur et grand buveur de café.
Rudolph la magouille : ancien associé de Théodore.
Sonny : le canard ami de Théodore.
Lambert : la taupe aux yeux bleus, amie de Théodore, qui ne quitte son sac à dos que pour dormir.
Le cheik arabe : mécène de Théodore.
La flèche rugissante : voiture de Théodore.
Thèmes abordés et valeurs véhiculées : camaraderie, amitié, solidarité, confiance/tromperie, scrupules, jalousie, convoitise, abus de confiance, sponsoring, esprit critique (vis-à-vis de la pub).
Histoire : Théodore jante en alu apprend que son ancien associé Rudolph la magouille est devenu champion de course automobile grâce à une invention qu’il lui a volée. Avec l’aide de ses amis, Sonny et Lambert, il va affronter Rudolph dans une redoutable course de vitesse avec une machine de son invention : la flèche rugissante. Tous les ingrédients d’un reportage de grand prix automobile sont au rendez-vous : la tension, le suspens, le rythme et le débit des commentaires sont au plus près de l’événement. Le vocabulaire spécifique est digne d’un journaliste sportif.
Des réplicants sont des organismes humanoïdes génétiquement altérés pour remplacer les hommes dans les tâches les plus dures et les plus dangereuses. A la suite d’une révolte, les réplicants ont été interdits de séjour sur terre. En 2019, à Los Angeles, quatre d’entre-eux reviennent sur la planète et Rick Deckard ancien chasseur de réplicants, dit blade runner, est désigné pour mener à bien leur retrait définitif. Un chassé croisé s’engage qui va mener le policier et les réplicants dans une confrontation au final surprenant.
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By: Jean
Category: Actu, Blog, Cinéma, Miroir du numérique
Tags: anticipation, balde runner, charleroi, culture, droid, film, film noir, harrison ford, los angeles, mediatheque, nexus, ridley scott, robot, rutger hauer, science-fiction, vangelis