Josh est un jeune adolescent d’à peine 18 ans qui vient de perdre sa mère, morte d’une overdose. Il se retrouve seul et téléphone à sa grand-mère qu’il n’a pas vu depuis des années. Cette dernière Janine « smurf » s’avère être une personne aimante, douce, toujours de bonne humeur qui l’accueil chez elle à bras ouverts. Il y rencontre ses 4 oncles dont le passe-temps favori est le braquage et autres activités à but lucratif.
Il éprouve un réel plaisir à partager un repas au restaurant avec sa famille (qui n’est pas sans rappeler une scène dans « Heat »), il rend des services quand on le lui demande, pose de rares questions mais ne s’investit pas franchement dans les affaires de ses oncles et préfère passer du temps avec sa petite amie.
Suite à une série d’évènements incontrôlables, il se retrouvera dans une situation insensée où il devra choisir son clan. En qui peut-il avoir confiance? Sa grand-mère possessive? Son oncle psychopathe? L’inspecteur Leckie?
Ce premier long métrage du réalisateur australien David Michôd est une pure réussite. Les acteurs, pour la plupart inconnus sont excellents! Au fur et à mesure du film, la tension ne diminue jamais. Le choix du compositeur Antony Partos est étonnant, les morceaux sont le plus souvent instrumentaux et apaisants. Un très bon film psychologique où la famille n’est pas synonyme de chaleur ou de bien-être. C’est davantage une tribu où chacun est sur le qui vive, prêt à mordre, à sortir les griffes, prêt à se battre pour survivre.
Nombreux prix dont Oscar de la Meilleure actrice dans un second rôle pour Jacki Weaver (Janine « smurf » Cody).
Dans la première histoire, ce petit personnage qui ressemble à un lutin risque, sans le savoir, de se faire dévorer tour à tour par un blaireau, un renard, un loup et un ours… Dans la seconde, il ne pense qu’à manger « parce que j’ai faim » clame-t-il désespéré. Il croise tout un monde du boulanger au meunier en passant par le paysan et le cheval à qui il demande de l’aide. Il l’obtiendra mais cela ne sera pas sans effort !
Notre héros est sorti de l’imagination de Pierre Delye, conteur du nord de la France qui s’amuse à changer de voix pour chaque personnage. La musique de Grégory Allaert accompagne le conteur aux sons de discrètes guitares acoustiques. Martine Bourre et Cécile créent décors à l’aide de papiers et de bouts de ficelles. Elles collent, découpent, transforment lamelles de cartons en forêt de bouleaux et créent un monde poétique où évoluent les personnages.
« Le p’tit bonhomme des bois » (2004) et « La grosse faim de p’tit bonhomme » (2005) sont 2 contes-randonnées réunis dans « Les aventures de p’tit Bonhomme ». Pour les petits à partir de 3 ans.
« Printemps », « Cocottes et Chocolat », « Châteaux de sable et Cerfs-volants », « Automne », « Sorcières », « Noël » et « Bonnet de laine et boules de neige » sont les chapitres d’un magnifique coffret contenant 140 poèmes ou comptines ultra-courts. Ainsi est-ce avec des chants d’oiseaux, une guitare et une batterie que débute le premier poème « La limace et l’escargot » dont la durée ne dépasse pas 1’30’’.
Les illustrations de Flavia Sorrentino représentent des personnages espiègles et souriants aux couleurs chaleureuses. Alexander Astier (réalisateur, scénariste et acteur de la série Kaamelott) raconte, souvent avec humour, ces jolies et simples poésies adaptées aux tout-petits. La composition musicale lui a également été confiée. Finement orchestrée, la musique dépeint à merveille les différents thèmes abordés, parsemés ci et là de délicats bruitages. A découvrir à partir de 2 ans. Hormis « Sorcières » où l’ambiance est un peu inquiétante et peut effrayer certains enfants même plus âgés. Mentions spéciales pour le magnifique thème de « Automne » où l’on peut entendre le bruit des feuilles, une légère brise, quelques notes de piano. L’ensemble nous berce et les images de forêt, sapin, écureuil s’imposent tout naturellement.
Ras Madi étant malade, le concert n’aura malheureusement pas lieu.
Ras Madi est né en Côte D’Ivoire mais a grandi au Burkina Faso, pays de ses ancêtres.
Dès son plus jeune âge, il a découvert la musique à travers les rituels et les sacrifices du village. Son univers musical est donc empreint de spiritualité et de philosophie qui nous font voyager dans le passé. A travers son album Yingré (racine), Ras Madi nous expliquera sa musique, son monde, son pays et ses instruments. Une occasion pour nous ouvrir au monde et sa richesse culturelle.
L’asbl AJMO (Accompagnement des Jeunes en Milieu Ouvert) a proposé aux élèves de 4ème technique section art de l’école la Garenne à Charleroi, de s’investir pendant l’année scolaire 2010-2011 dans un projet dont l’objectif est de sensibiliser les gens sur le fait que chacun de nous est un modèle pour nos benjamins sans pour autant être une personnalité connue. Dans ce cadre, ils ont souhaité exposer des portraits de personnes proches en possession d’un objet symbolique qui représentent des modèles pour eux. Ces portraits, réalisés avec le concours de Jacques Vandenberg, professeur de photo à l’Académie de Charleroi, sont accompagnés de leurs commentaires argumentant en quoi ces personnes constituent pour eux une référence. D’autres autoportraits sont accompagnés de textes argumentant en quoi ces jeunes peuvent également être un modèle pour les autres, exercice difficile pour ces jeunes qui n’ont pas l’habitude de développer et d’exposer leurs qualités.
Du 07 au 25 février 2012
La Médiathèque de Charleroi (avenue de l’Europe 1)
du mardi au jeudi 12h-18h, vendredi 12h-18h30, samedi 10h-18h
« Back form the brink: Pre-revolution psychedelic rock from iran:1973 -1979″
L’histoire musicale de l’iranien Kourosh Yaghmaei commence le jour où son père lui offre un santour – sorte de cithare sur table – dont il raffola tout de suite. Il l’étudia en long et en large pendant des années en suivant des cours de musique traditionnelle. Pendant l’adolescence, il découvre la musique occidentale et en est fasciné. « The Ventures », le groupe rock américain célèbre notamment pour son morceau « Hawai Five-o », devient la référence du jeune Kourosh qui en est encore grand fan à l’heure actuelle. C’est tout naturellement qu’à l’époque, il monta un premier groupe qu’il appela « The Raptures » et dont les titres étaient des reprises de son groupe préféré. D’autres musiciens comme les Beatles, les Kinks, les Rolling Stones ou les Monkees pour ne citer qu’eux, ont grandement influencé et nourri le groupe iranien. Au fur et à mesure, c’est Kourosh lui-même qui compose la musique de ses morceaux. Combinant des instruments occidentaux tels que guitares (acoustique et électrique), guitare basse et des paroles en persan, le mélange qu’il nous offre est exceptionnel! Introductions orientales, effets wah-wah, longues mélodies répétitives, sont autant d’ingrédients qui rendent l’ensemble saisissant, incontournable. Une fois écouté, il est difficile de décrocher.
L’époque où Kourosh Yaghmaei pouvait jouer et profiter de son statut de musicien et de « rock star » est toutefois bel et bien révolue. Dès 1979 et l’instauration islamique, lui et bien d’autres furent censurés. Malgré la passion qui l’anime encore aujourd’hui, il y a peu de chance de le voir sur scène. Il aurait dû donner son tout premier concert en France fin 2011 mais le ministère de la Culture iranien l’a menacé de ne plus pouvoir retourner dans son pays… Le label Now Again vient de sortir un double-album retraçant les années florissantes de 1973 à 1976 de Kourosh Yaghmaei. L’objet est beau, truffé de photos et d’informations (en anglais) données par le chanteur lui-même et où on peut le voir arborant fièrement une moustache imposante, les cheveux longs et de grosses lunettes « mouche » dans le style seventies. (Référence: MX 1942)
SX8320 : Ghost Trick : Détective Fantôme (jeu DS)
Créateur : Shu Takumi (cf. Phoenix Wright alias Ace Attorney)
Genre : aventure et réflexion
Personnage: Sissel – détective fantôme
Nombre de chapitre : 18 – une nuit
Danse : celle de l’inspecteur Cabanera
A l’opposé de : Casper
Age : déconseillé aux – de 12 ans
Sissel est le personnage principal de cette aventure. Il vient de se réveiller et a perdu la mémoire. Petit détail, il vient juste d’être assassiné! Original pour débuter un jeu. Il découvre également qu’il peut passer du monde des vivants, au monde surprenant des fantômes, un endroit suspendu dans le temps. Là, il pourra prendre possession des objets inanimés (qui sont assez proche de lui sinon ce serait trop facile) et éventuellement les faire bouger. Assez pratique puisqu’il peut « ouvrir » un coffre et ainsi atteindre un objet qui était au départ trop éloigné. C’est un véritable casse-tête quand à savoir quel objet sélectionner et à quel moment.
Encore plus extraordinaire, il peut remonter 4 minutes dans le temps… précieuses minutes qui suffisent à changer (après plusieurs essais!) le destin d’un pauvre bougre qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Destin modifié!
On y rencontre une galerie de personnages au physique atypique, à la démarche loufoque. Les dialogues sont bourrés d’humour, le suspens est présent du début à la fin et le graphisme est impeccable.
Nous voilà plongé dans une enquête où on se retrouve dans la peau d’un fantôme amnésique, entre deux mondes, à tenter de sauver, voire ressusciter, parfois plusieurs fois la même personne et tout cela en une nuit… Qui relèvera le défi ?
VERNISSAGE, PRÉSENTATION ET PERFORMANCE DE AKI ONDA : VENDREDI 25 NOVEMBRE A PARTIR DE 20.00 au B.P.S.22 (Bd Solvay, 22 – Charleroi)
La Médiathèque de Charleroi et le B.P.S.22 accueillent le musicien japonais Aki Onda, praticien du field recording. Une exposition de ses cassettes sera l’occasion d’un échange avec l’artiste.
La Médiathèque de Charleroi et le B.P.S.22 proposent une exposition des cassettes du musicien japonais Aki Onda, praticien du field recording et adepte des relations entre lieux, musique et mémoire. Fort de ses nombreux voyages, expériences, performances et collaborations (proche de Jonas Mekas, Michael Snow, Alan Licht, Ken Jacobs, Loren Connors, Noël Akchoté, entre autres), l’artiste est surtout connu pour ses « cassette memories », par lesquelles il livre un journal intime construit d’ambiances sonores enregistrées sur cassettes puis mixées. Muni d’un micro plutôt que d’un appareil photographique, ce voyageur compile ses enregistrements, les sample, les module, les superpose ; un travail sonore essentiellement basé sur une exploration poussée des possibilités d’un outil a priori banal et limité qu’il élève au rang d’instrument : le dictaphone ou walkman enregistreur. Son œuvre est une métaphore de la mémoire humaine et de ses imperfections, où le temps intervient de manière mystérieuse et difficilement contrôlable pour distordre et flouter les souvenirs.
L’exposition qui se tiendra au B.P.S.22 du 26 novembre au 18 décembre présentera une sélection de ces cassettes reliquaires ; autant de fragments de mémoire révélant, par leur customisation ou taggage, les lieux qui y sont empreints. Une présentation de cette œuvre, située dans son contexte, et une performance de l’artiste auront lieu à l’occasion de l’ouverture de l’exposition (25 novembre à partir de 20h).
Cette manifestation soutenue et accueillie par le B.P.S.22 est proposée par la Médiathèque et son projet Archipel, visant l’exploration intuitive des musiques et des images aventureuses ou « expérimentales » par le biais de collections (la conservation et le prêt du support physique), d’un musée virtuel, et d’événements présentant ces pratiques en acte.
En parallèle et complément de cette exposition, l’artiste livrera un workshop au Wiels, centre d’art contemporain de Bruxelles, les samedi-dimanche 26 et 27 novembre. Ce workshop prend pour thème The Essence of Memory in Sound and Visual : « Why people are obsessed with keeping memories in their life? Where those images shot by camera or video disperse eventually? In his two days workshop, Onda will talk about his main projects that investigate the essence of memory – Cassette Memories and Cinemage. He will also discuss the relation between sound and visual images that are related to his art practice. Onda will show his Cinemage project as well as excerpts of experimental or expanded films – the works of Ken Jacobs, Chris Marker, Andy Warhol, Paul Clipson and others ». Avec également Sébastien Biset, Jean De Lacoste et Stoffel Debuysere.
Bio – Aki Onda
Aki Onda est un musicien, compositeur, producteur, photographe et artiste visuel. Il est né à Nara au Japon en 1967. Il vit actuellement à New-York.
Il est particulièrement connu pour son projet Cassette Memories qui consiste en un journal intime sonore composé de field recordings (enregistrements de terrain) captés et collectés depuis une vingtaine d’années durant ses voyages à travers le monde. Ce projet a donné lieu à deux cd Ancient & Modern et Bon Voyage !
Depuis 2002, Onda manipule durant ses performances des lecteurs de cassettes audio, walkmen et de l’électronique, utilisant comme matériau sonore sa collection de cassettes.
Il a également travaillé à un projet audio-visuel : Cinemage qui consiste en des projections de photos prise par Onda, auxquelles viennent se greffer des prestations live de guitaristes issus du milieu de l’improvisation (notamment Loren Connors, Alan Licht, Noël Akchoté).
Il a collaboré au travers des années avec Alan Licht, Loren Connors, Michael Snow, Ken Jacobs, Shelley Hirsch, Ikue Mori, Marina Rosenfeld, Noël Akchoté, Jac Berrocal, Jean-François Pauvros, Dan Warburton, Jean-Jacques Birgé, Bernard Vitet, SFT, Steve Beresford, Linda Sharrock, Oren Ambarchi, Akio Suzuki, Yoshio Machida and Tujiko Noriko.
A coté de son activité sur la scène musicale, il s’exprime également par la photographie. Des expositions de son travail ont eu lieu en 2001 et 2002 à l’Anthology Film Archives in New York (cinémathèque fondée, entre autres, par le cinéaste Jonas Mekas et dédiée à la défense et à la conservation du cinéma expérimental).