« Back form the brink: Pre-revolution psychedelic rock from iran:1973 -1979″
L’histoire musicale de l’iranien Kourosh Yaghmaei commence le jour où son père lui offre un santour – sorte de cithare sur table – dont il raffola tout de suite. Il l’étudia en long et en large pendant des années en suivant des cours de musique traditionnelle. Pendant l’adolescence, il découvre la musique occidentale et en est fasciné. « The Ventures », le groupe rock américain célèbre notamment pour son morceau « Hawai Five-o », devient la référence du jeune Kourosh qui en est encore grand fan à l’heure actuelle. C’est tout naturellement qu’à l’époque, il monta un premier groupe qu’il appela « The Raptures » et dont les titres étaient des reprises de son groupe préféré. D’autres musiciens comme les Beatles, les Kinks, les Rolling Stones ou les Monkees pour ne citer qu’eux, ont grandement influencé et nourri le groupe iranien. Au fur et à mesure, c’est Kourosh lui-même qui compose la musique de ses morceaux. Combinant des instruments occidentaux tels que guitares (acoustique et électrique), guitare basse et des paroles en persan, le mélange qu’il nous offre est exceptionnel! Introductions orientales, effets wah-wah, longues mélodies répétitives, sont autant d’ingrédients qui rendent l’ensemble saisissant, incontournable. Une fois écouté, il est difficile de décrocher.
L’époque où Kourosh Yaghmaei pouvait jouer et profiter de son statut de musicien et de « rock star » est toutefois bel et bien révolue. Dès 1979 et l’instauration islamique, lui et bien d’autres furent censurés. Malgré la passion qui l’anime encore aujourd’hui, il y a peu de chance de le voir sur scène. Il aurait dû donner son tout premier concert en France fin 2011 mais le ministère de la Culture iranien l’a menacé de ne plus pouvoir retourner dans son pays… Le label Now Again vient de sortir un double-album retraçant les années florissantes de 1973 à 1976 de Kourosh Yaghmaei. L’objet est beau, truffé de photos et d’informations (en anglais) données par le chanteur lui-même et où on peut le voir arborant fièrement une moustache imposante, les cheveux longs et de grosses lunettes « mouche » dans le style seventies. (Référence: MX 1942)
SX8320 : Ghost Trick : Détective Fantôme (jeu DS)
Créateur : Shu Takumi (cf. Phoenix Wright alias Ace Attorney)
Genre : aventure et réflexion
Personnage: Sissel – détective fantôme
Nombre de chapitre : 18 – une nuit
Danse : celle de l’inspecteur Cabanera
A l’opposé de : Casper
Age : déconseillé aux – de 12 ans
Sissel est le personnage principal de cette aventure. Il vient de se réveiller et a perdu la mémoire. Petit détail, il vient juste d’être assassiné! Original pour débuter un jeu. Il découvre également qu’il peut passer du monde des vivants, au monde surprenant des fantômes, un endroit suspendu dans le temps. Là, il pourra prendre possession des objets inanimés (qui sont assez proche de lui sinon ce serait trop facile) et éventuellement les faire bouger. Assez pratique puisqu’il peut « ouvrir » un coffre et ainsi atteindre un objet qui était au départ trop éloigné. C’est un véritable casse-tête quand à savoir quel objet sélectionner et à quel moment.
Encore plus extraordinaire, il peut remonter 4 minutes dans le temps… précieuses minutes qui suffisent à changer (après plusieurs essais!) le destin d’un pauvre bougre qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Destin modifié!
On y rencontre une galerie de personnages au physique atypique, à la démarche loufoque. Les dialogues sont bourrés d’humour, le suspens est présent du début à la fin et le graphisme est impeccable.
Nous voilà plongé dans une enquête où on se retrouve dans la peau d’un fantôme amnésique, entre deux mondes, à tenter de sauver, voire ressusciter, parfois plusieurs fois la même personne et tout cela en une nuit… Qui relèvera le défi ?
VERNISSAGE, PRÉSENTATION ET PERFORMANCE DE AKI ONDA : VENDREDI 25 NOVEMBRE A PARTIR DE 20.00 au B.P.S.22 (Bd Solvay, 22 -- Charleroi)
La Médiathèque de Charleroi et le B.P.S.22 accueillent le musicien japonais Aki Onda, praticien du field recording. Une exposition de ses cassettes sera l’occasion d’un échange avec l’artiste.
La Médiathèque de Charleroi et le B.P.S.22 proposent une exposition des cassettes du musicien japonais Aki Onda, praticien du field recording et adepte des relations entre lieux, musique et mémoire. Fort de ses nombreux voyages, expériences, performances et collaborations (proche de Jonas Mekas, Michael Snow, Alan Licht, Ken Jacobs, Loren Connors, Noël Akchoté, entre autres), l’artiste est surtout connu pour ses « cassette memories », par lesquelles il livre un journal intime construit d’ambiances sonores enregistrées sur cassettes puis mixées. Muni d’un micro plutôt que d’un appareil photographique, ce voyageur compile ses enregistrements, les sample, les module, les superpose ; un travail sonore essentiellement basé sur une exploration poussée des possibilités d’un outil a priori banal et limité qu’il élève au rang d’instrument : le dictaphone ou walkman enregistreur. Son œuvre est une métaphore de la mémoire humaine et de ses imperfections, où le temps intervient de manière mystérieuse et difficilement contrôlable pour distordre et flouter les souvenirs.
L’exposition qui se tiendra au B.P.S.22 du 26 novembre au 18 décembre présentera une sélection de ces cassettes reliquaires ; autant de fragments de mémoire révélant, par leur customisation ou taggage, les lieux qui y sont empreints. Une présentation de cette œuvre, située dans son contexte, et une performance de l’artiste auront lieu à l’occasion de l’ouverture de l’exposition (25 novembre à partir de 20h).
Cette manifestation soutenue et accueillie par le B.P.S.22 est proposée par la Médiathèque et son projet Archipel, visant l’exploration intuitive des musiques et des images aventureuses ou « expérimentales » par le biais de collections (la conservation et le prêt du support physique), d’un musée virtuel, et d’événements présentant ces pratiques en acte.
En parallèle et complément de cette exposition, l’artiste livrera un workshop au Wiels, centre d’art contemporain de Bruxelles, les samedi-dimanche 26 et 27 novembre. Ce workshop prend pour thème The Essence of Memory in Sound and Visual : « Why people are obsessed with keeping memories in their life? Where those images shot by camera or video disperse eventually? In his two days workshop, Onda will talk about his main projects that investigate the essence of memory – Cassette Memories and Cinemage. He will also discuss the relation between sound and visual images that are related to his art practice. Onda will show his Cinemage project as well as excerpts of experimental or expanded films – the works of Ken Jacobs, Chris Marker, Andy Warhol, Paul Clipson and others ». Avec également Sébastien Biset, Jean De Lacoste et Stoffel Debuysere.
Bio – Aki Onda
Aki Onda est un musicien, compositeur, producteur, photographe et artiste visuel. Il est né à Nara au Japon en 1967. Il vit actuellement à New-York.
Il est particulièrement connu pour son projet Cassette Memories qui consiste en un journal intime sonore composé de field recordings (enregistrements de terrain) captés et collectés depuis une vingtaine d’années durant ses voyages à travers le monde. Ce projet a donné lieu à deux cd Ancient & Modern et Bon Voyage !
Depuis 2002, Onda manipule durant ses performances des lecteurs de cassettes audio, walkmen et de l’électronique, utilisant comme matériau sonore sa collection de cassettes.
Il a également travaillé à un projet audio-visuel : Cinemage qui consiste en des projections de photos prise par Onda, auxquelles viennent se greffer des prestations live de guitaristes issus du milieu de l’improvisation (notamment Loren Connors, Alan Licht, Noël Akchoté).
Il a collaboré au travers des années avec Alan Licht, Loren Connors, Michael Snow, Ken Jacobs, Shelley Hirsch, Ikue Mori, Marina Rosenfeld, Noël Akchoté, Jac Berrocal, Jean-François Pauvros, Dan Warburton, Jean-Jacques Birgé, Bernard Vitet, SFT, Steve Beresford, Linda Sharrock, Oren Ambarchi, Akio Suzuki, Yoshio Machida and Tujiko Noriko.
A coté de son activité sur la scène musicale, il s’exprime également par la photographie. Des expositions de son travail ont eu lieu en 2001 et 2002 à l’Anthology Film Archives in New York (cinémathèque fondée, entre autres, par le cinéaste Jonas Mekas et dédiée à la défense et à la conservation du cinéma expérimental).
La
Médiathèque de Charleroi vous invite le samedi 8 octobre à
partir de 17h au vernissage de :
«
Confrontation » une exposition de photos de Chrystel Mukeba.
Née
à Bruxelles en 1983, Chrystel Mukeba se passionne dès
l’adolescence pour la photographie. Commençant d’abord des
études de communication, elle délaisse l’université pour
suivre des cours de photographie.
«
Confrontation » consiste en un travail sur la vieillesse en
figeant le temps sur des corps fragiles et maladroits. Ici
l’espace temporel développe une poésie qui invite à une prise
de conscience selon laquelle rien n’est éternel.
Exposition
visible du 11 au 29 octobre durant les heures d’ouverture de la
Médiathèque (du mardi au jeudi : 12h – 18h, vendredi : 12h –
18h30, samedi : 10h – 18h). Avec le soutien de la ville de
Charleroi.
Accès
Gratuit.
Médiathèque de
Charleroi (Palais des Beaux-Arts, niveau -1), avenue de l’europe,
1. 6000 Charleroi. Tél.:071/312730.
Genre : demoiselle
Instruments : accordéon électronique, accordéon, claviers
Textes : Zaza
Composition : Zaza, Nico Bogue (Regarde-moi), Rob (Maman)
Voix : entre grave et léger, avec une pointe de velouté
Morceau : Maman
Couleur : rose
Durée: 44:46
Référence: NF6982
Cette jeune et jolie chanteuse de 26 ans revient avec son nouvel album « Regarde-moi ». Elle nous propose 12 morceaux qui passent du slow langoureux au twist effréné des sixties. Question existentielle « Je rie puis je pleure, je n’y comprends plus rien, mais qu’est-ce que le bonheur? » ou question faussement naïve « Qu’est-ce que ça t’ fait quand je mets ma robe à pois »?
Zaza Fournier exacerbe gentiment les sentiments et on passe du bain relaxant à la douche revigorante. Ne vous fiez pas aux apparences, l’emballage est frais, rose mais à l’intérieur ce n’est pas si simple. Les histoires ne terminent pas par un : « … et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » mais plutôt par : « Tu t’en mordras les doigts, c’est moi qui t’ le dis »
Du 11 octobre au 29 octobre 2011
Vernissage : le 08 octobre à 17h
‘Chrystel Mukeba – Confrontation’
Née à Bruxelles en 1983, Chrystel Mukeba se passionne dès l’adolescence pour la photographie. Commençant d’abord des études de communication, elle délaisse l’université pour suivre des cours de photographie.
« Confrontation » consiste en un travail sur la vieillesse en figeant le temps sur des corps fragiles et maladroits. Ici l’espace temporel développe une poésie qui invite à une prise de conscience selon laquelle rien n’est éternel.
http://chrystelmukeba.com/
Médiathèque de Charleroi
charleroi@lamediatheque.be
Accès gratuit
concerto pour violon en ré majeur Opus 35 de Tchaikovsky (Références médiathèque DT3292 et DT3295).
Elles ont le bon goût d’avoir à peu près le même âge et de posséder deux violons d’exceptions entre leurs mains expertes. Mon oreille de néophyte se fera un plaisir de vous raconter tout ce que leur interprétation respective ont pu susciter de joie et d’émotions. D’un côté nous retiendrons le nom de Julia Fischer et de l’autre celui de Hilary Hahn. L’une servie par l’orchestre national de Russie sous la direction de Yakov Kreizberg et l’autre par l’orchestre philharmonique royal de Liverpool sous la direction de Vasily Petrenko. Pour Julia Fischer un violon du maître-luthier Giovanni Battista Guadagnini de 1750 et pour Hilary Hahn un violon du maître-luthier Jean-Baptiste Vuillaume de 1864.
Voilà pour les noms, passons aux émotions! Avant tout, je dirais qu’il n’y a pas de comparaison qualitative souhaitable. Nous sommes devant deux interprétations différentes, deux lectures de l’oeuvre qui pourraient convenir à telle sensibilité ou à telle autre. Je dirais même que notre état d’esprit, au moment de l’écoute, nuancera inévitablement la qualité finale de ce réseau interprétatif. Il engage l’ensemble de tous les intervenants au sein d’une seule et unique perception de l’oeuvre. C’est-à-dire la nôtre. Se mettre en écoute d’un discours, c’est mettre en jeu la somme de toutes nos expériences sensibles, émotionnelles et intellectuelles pour lui rendre une signification qui sera à la fois le point final d’une expérience sensible et le point de départ d’une nouvelle vision de l’oeuvre. Poser un regard technique sur l’orchestration est une chose, vivre l’oeuvre dans son émotion en est une autre. Ici, il importe peu de discerner les éventuelles faiblesses de l’interprétation ou les éventuelles astuces que la soliste a employées pour contourner une difficulté ou pour magnifier son jeu. Le sentiment perçu et l’émotion ressentie sont au final la seule chose sur laquelle j’aimerais attirer votre attention.
Dans ce concerto, la relation entre le premier violon et l’orchestre est très forte. Ils ne s’accordent pas dans un même élan pour former un ensemble cohérent qui nous donne l’impression de parler d’une seule voix. Au contraire, ici la soliste et l’orchestre se répondent pour que chacun puisse donner de la texture à cette relation singulière qui unit ou sépare la voix du violon et celle de l’orchestre. Et c’est sans doute pour cela que les deux interprétations sont très différentes entre celle de d’Hilary Hahn et celle de Julia Fischer. Tchaikovsky laisse paraître un concerto de facture romantique dont le souffle se nourrit autant de la tradition musicale occidentale que de la tradition musicale russe. A ce titre, Julia Fischer nous donnera une meilleure idée de l’esprit russe. Celle d’Hilary Hahn se situe plus dans un esprit occidental. En somme, un esprit un peu plus à l’est ou un peu plus à l’ouest! Mais les deux m’ont offert une impression remarquable.
Julia Fischer va mettre l’accent sur l’aspect du romantisme qui s’associe pleinement avec l’idée du drame inhérent à tous les élans de la destinée humaine. Les mélodies sont pleines de promesses, empruntes de délicatesses. Mais dans le même mouvement, elle modère, elle tempère, elle contient toutes formes d’artifices ostentatoires qui pourraient faire perdre à son phrasé cet espèce de fragilité ténue qui la rend délicate mais sans perdre de sa force, à la fois claire et triste. Le soliste nous donne dans l’humain, l’orchestre nous répond avec le monde pour repère. Et ce monde là est à l’évidence un monde slave où la joie n’est jamais absente d’une certaine fatalité.
Hilary Hahn se pose dans un registre plus latin et anglo-saxon. Elle nous tisse un maillage d’accords colorés, contrastés et le tout dans un mélange étonnant de rondeur et de précision. Les envolées sont toniques et les descentes nous précipitent dans une sorte de sentiment nostalgique. Elle arrondit son archet sans l’égarer dans les remords d’une tragédie irrésolue. Le dialogue entre la soliste et l’ensemble concertant s’engage donc dans un jeu de promesses qui joue sur l’attirance et la répulsion, l’exaltation et la désespérance, la connivence et l’indifférence. Le soliste nous donne aussi dans l’humain, mais l’orchestre ne lui répond pas sur le registre du monde, il nous laisse entendre la voix de la raison ou, si vous préférez, de la déraison humaine.
Les deux interprétations du concerto de Tchaïkovsky nous dévoilent deux visages de Tchaïkovsky. A mon sens, elles sont complémentaires et nous montrent à loisir qu’une oeuvre musicale forte peut supporter les grands écarts interprétatifs.
Jean
Pour servir mes propos, je vous propose d’écouter nos deux solistes dans l’interprétation du caprice N°24 de Paganini. L’une comme l’autre me semble techniquement irréprochable. Dés lors, nous avons tout loisir d’entendre et pourquoi pas de comprendre ce que chacune apporte de personnelle dans la lecture et l’interprétation d’une partition musicale. C’est la part de subjectivité inévitable et souhaitable quand il s’agit de jouer une oeuvre musicale. Il y a Paganini et son oeuvre musicale ainsi que l’interprète et son instrument. La conjonction des quatre nous offrent une expression commune qui n’en demeure pas moins singulière et unique.
Hilary Hahn.
Julia Fischer.
Evidemment, l’enregistrement publique d’Hilary Hahn altère la qualité sonore de sa prestation à la différence de Julia Fischer qui nous offre ici un enregistrement studio.